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Klimt en surface

Jusqu’au 11 novembre 2018, l’Atelier des Lumières à Paris met à l’honneur Gustav Klimt (1862-1918) et ceux qui ont trouvé en lui l’inspiration, Friedensreich Hundertwasser (1928-2000) et Egon Schiele (1890-1918). Prenant place au cœur d’une ancienne fonderie, ce n’est plus le métal en fusion rougeoyant qui illumine les murs mais dorénavant l’or de Klimt et les couleurs d’Hundertwasser. Dans ce grand hall réaménagé prend place ce qui se nomme une exposition immersive. À travers un dispositif permis par 120 projecteurs, les 3 300 m² du hall sont recouverts de peintures mises en mouvement, invitant selon la volonté de ses réalisateurs, à une promenade à l’intérieur des tableaux.

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Plongée dans les univers hallucinés de Keerych Luminokaya — Luminokaya et Meshuggah

Un être humanoïde dans un état de stase, depuis des siècles sans doute. Si longtemps endormi que des plantes ont commencé à pousser non pas à l’extérieur, mais bien depuis l’intérieur même de son corps. Celles-ci recouvrent ainsi l’être en stase, elles l’enveloppent même. Les images des moines bouddhistes s’immolant par le feu, semblant échapper à toute douleur lors de la mise à mort volontaire, nous sont tragiquement familières. Filmées à plusieurs reprises, les images qui en résultent ont même fait office de pochette du célèbre album éponyme de Rage Against The Machine (1992). Poursuivre la lecture « Plongée dans les univers hallucinés de Keerych Luminokaya — Luminokaya et Meshuggah »

Le trésor ne se trouve pas au pied de l’arc-en-ciel, sur la saga Uncharted

“Ces notes que j’ai consenti à donner ici au joueur, pour l’aider dans sa quête, ne sont bonnes à rien qu’à mes souvenirs; elles n’étaient destinées qu’à moi seule. Escrocs et créatures surnaturelles; tous étaient bien loin de ma pensée quand je les écrivais : et comment les écrivais-je ? Poursuivre la lecture « Le trésor ne se trouve pas au pied de l’arc-en-ciel, sur la saga Uncharted »

Le Petit Clone perdu, sur la démo de Crying Suns

“Mais alors que me reste-t-il ? Les Machines fonctionnent correctement, les documents sur lesquels elles travaillent sont également corrects. Nous en sommes tombés d’accord. À présent vous prétendez qu’il est impossible de leur désobéir. Alors qu’y a-t-il d’anormal ?
⁃ Rien ! Pensez un peu aux Machines, Stephen. Ce sont des robots, et elles se conforment aux préceptes de la Première Loi. Mais les Machines travaillent, non pas pour un particulier mais pour l’humanité tout entière, si bien que la Première Loi devient : “Nulle Machine ne peut porter atteinte à l’humanité ni, restant passive, laisser l’humanité exposée au danger.”
“ Fort bien, Stephen, qu’est ce qui peut exposer au danger l’humanité ? Les perturbations
économiques par-dessus tout, qu’elle qu’en soit la cause. Vous n’êtes pas de cet avis ?
⁃ Je le suis.
Et qu’est ce qui peut le plus vraisemblablement causer à l’avenir des perturbations
économiques ? Répondez à cette question, Stephen.
⁃ La destruction des Machines, je suppose, répondit Byerley à regret.”

Extrait, Les Robots, Isaac Asimov. Traduit par Paul Billon (éditions J’ai Lu)

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Avant de disparaitre, sur Senses de Ryusuke Hamaguchi

À la fin du deuxième épisode, Jun s’adresse à une inconnue dans un bus :  “j’aime réunir les gens”, lui dit-elle. Après cette rencontre, elle décide pourtant de partir, laissant ses amies derrière elle. Le véhicule s’enfonce dans un tunnel, profitant du noir pour céder sa place à un train, dans lequel Daiki (le fils de Sakurako) pose paisiblement sa tête sur celle de sa copine. Cette transition subtile n’est pas anodine puisque la dernière séquence du troisième épisode joue la rencontre entre Jun et Daiki, les deux ayant pour ambition de partir. Poursuivre la lecture « Avant de disparaitre, sur Senses de Ryusuke Hamaguchi »

Quand l’action devient envahissante, sur Uncharted Drake’s Fortune

Avec la sortie d’Uncharted 4 : A Thief’s End en 2016 et The Lost Legacy en 2017, il était temps de découvrir la saga avec le Remastered proposé par Nathan Drake : Uncharted Collection sorti en 2015. Le premier opus, Drake’s Fortune (2007), suit les aventures de Nathan Drake sur les traces de son supposé ancêtre, l’illustre explorateur Francis Drake. Accompagné de Victor Sullivan et la journaliste Elena Fisher, sa quête le mène en Amazonie puis sur une île du Pacifique où il partira à la recherche de l’El Dorado. Poursuivre la lecture « Quand l’action devient envahissante, sur Uncharted Drake’s Fortune »

Le Cirque, sur Mario + The Lapins Crétins

Personne n’y croyait tant le pari était cruellement risqué, l’association impossible, et pourtant la convergence des deux univers fonctionne. Une expérience ratée et le royaume Champignon se retrouve envahi par les Lapins Crétins. Mario et ses nouveaux amis (Lapin Luigi et Lapin Peach, rapidement rejoint par d’autres compagnons de route) devront alors remettre de l’ordre dans ce théâtre chaotique. Poursuivre la lecture « Le Cirque, sur Mario + The Lapins Crétins »

Objet du désir, sur Call me by your name de Luca Guadagnino

Call me by your name dresse la lente élaboration d’une montée du désir : le parcours d’un amour entre deux hommes rassemblés par la différence de leur âge. Par l’établissement de corps peu vêtus, baignés par la lumière prenant source au mitant d’un été intemporel, Call me by your name est à lui seul un objet submergé par l’implacable trouble du désir.

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Les frères Safdie : Cinéma Marginal

Parmi les films préférés de Benny et Joshua Safdie, on retrouve en tête de liste Le Voleur de Bicyclette (1948) de Vittorio De Sica. Ce n’est pas étonnant, le chef d’œuvre du néo-réalisme italien transparaît quelque peu à la vision des deux premiers films des new-yorkais, nouvelles coqueluches du cinéma d’auteur, très indépendants, issus de la mouvance qu’on appelle aussi Mumblecore. Poursuivre la lecture « Les frères Safdie : Cinéma Marginal »

Blaxsploitation et New Jack Movies

 

Rebelle est celui qui refuse de se soumettre, de s’adapter à un organisme officiel et à ses règles, ou à quelques questions morales, et décide par là même d’adopter un mode de vie alternatif ou bien de combattre ceux qui le rejettent. Le cinéma afro-américain répond à cette thématique, et ceci pour une raison évidente : c’est que la communauté noire aux États-Unis étant victime du racisme depuis plusieurs siècles, celle-ci n’a eu de cesse de se rebeller pour gagner en reconnaissance et obtenir des droits. Poursuivre la lecture « Blaxsploitation et New Jack Movies »

Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise

En 1967, l’album Sergent Pepper and the Lonely Hearts Club Band des Beatles est une révolution dans les albums rock. La pochette de l’album exhibe un groupe qui revêt l’identité d’un autre, et profitant des ressources des studios d’Abbey Road, compose un album pop complexe qui s’arque autour d’un fil conducteur pour homogénéiser le contenu de l’album. Poursuivre la lecture « Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise »

Iran et Cinéma

L’industrie du cinéma iranien connait un essor dans les années 50/60. À cette époque les films sont manichéens et légers et la mise en scène riche et extravagante. Aux antipodes, donc, de la forme épurée des films de la Nouvelle Vague iranienne lancée en 1969, et du poids des propos tenus. Poursuivre la lecture « Iran et Cinéma »

L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano

Takeshi Kitano n’est sans doute pas le premier cinéaste japonais auquel on pense lorsqu’il s’agit d’évoquer le thème du rebelle. Les années 1960 et 1970 japonaises regorgent de cinéastes ayant articulé diverses formes de rébellion dans leur cinéma : on pense précisément à Nagisa Oshima, Koji Wakamatsu, ou même Seijun Suzuki dans un autre registre. Poursuivre la lecture « L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano »