L’invitation au voyage : Du côté de Belfast (5/7)

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Le 31 Août 1994, l’Armée Républicaine Irlandaise provisoire décide d’un cessez-le-feu durant le conflit Nord-Irlandais « The Troubles » qui dure depuis la fin des années 1960. Quatre jours après, le cinéaste français Henri-François Imbert est en voyage à Belfast pour enquêter sur l’origine d’une pellicule Super 8 laissée inachevée dans une caméra offerte quelques années auparavant. Une enquête qui construit et donne naissance à son film Sur la plage de Belfast. Lire la suite « L’invitation au voyage : Du côté de Belfast (5/7) »

Les pulsions dans le musée de Brian de Palma

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La chasse est ouverte

En premier lieu, ce qui interpelle dans cette séquence de Pulsions est la faculté qu’ont le cinéma et l’accrochage muséographique – semblable à un montage – à ne faire plus qu’un pour former une histoire de séduction dans laquelle un homme et une femme se pourchassent animés par un désir, un fantasme, sexuel incontrôlé. Le spectateur est d’ailleurs d’emblée prévenu par le cinéaste. En effet, dans le premier plan du musée figure une sculpture de Augustus Saint-Gaudens intitulée Diana, représentation de la déesse de la chasse. Lire la suite « Les pulsions dans le musée de Brian de Palma »

L’invitation au voyage : Un Road Movie à pied (4/7)

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« Notre rêve à tous était d’être yakuza : ils avaient une telle prestance, une telle allure… Ils étaient nos héros, au même titre que les champions de base-ball. Devenu adulte, je pense avoir le devoir de montrer aux jeunes la réalité de ces gens, leur cruauté, leur côté effrayant. Ils sont tellement présents dans la société… À chaque étape de la vie du japonais moyen (école, université, boulot…), ils tirent les ficelles. Eux-mêmes, ou leurs pendants légaux que sont les hommes politiques, traitent la population avec le plus grand mépris.[1] » Lire la suite « L’invitation au voyage : Un Road Movie à pied (4/7) »

« BGE* », so far… Autour de la communication de Death Stranding.

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S’il y a bien un jeu vidéo qui cristallise toutes les attentes et les théories depuis son annonce, c’est lui, Death Stranding, la dernière création du très respecté papa de la série Metal Gear, Hideo Kojima. Et s’il s’agira de parler d’un jeu vidéo qui n’est pas encore sorti et n’a à l’heure actuelle aucune date concrète, c’est parce qu’il est intéressant d’observer et analyser sa communication déjà singulière. Elle semble dépasser les limites habituelles du média. Lire la suite « « BGE* », so far… Autour de la communication de Death Stranding. »

Et si on arrêtait de fantasmer ?

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Les filles et fils du Jianghu est le titre original du film de Jia Zhang-Ke. Le Jianghu – littéralement « des rivières et des lacs » – représente des individus vivant en marge d’une société dans laquelle ils ne veulent pas s’intégrer. Bin et Qiao font partis de ces marginaux. Bin, chef de la pègre local à Datong dans la province du Shanxi, Qiao provenant d’une petite ville minière également dans la province du Shanxi. Elle fait ainsi un voyage récurent entre les bras de Bin et ceux de son père luttant, épuisé, contre une société de plus en plus capitaliste. Le film est une succession de voyages, commençant par celui d’un groupe d’ouvriers, accompagné d’une petite fille – possiblement la figure enfantine de Qiao – , précédant ainsi tous les voyages que fait Qiao entre 2001 et 2018.

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Entretien avec Julien Maury et Alexandre Bustillo

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Julien Maury & Alexandre Bustillo, sont deux réalisateurs de films d’horreur qui ont lancé leur carrière dans les années 2000 grâce à French Frayeur de Canal +, avec A l’intérieur (2007) film qui a raisonné dans le monde comme étant l’un des films emblématiques de la New French Extremety – un mouvement qui rassemble des films comme Martyrs de Pascal Laugier (2008), Frontière(s) de Xavier Gens (2007) ou encore Haute Tension d’Alexandre Aja (2003). Livrés à eux même après ce succès, ils tentent tant bien que mal de poursuivre leur carrière dans le cinéma de genre avec Livide (2011) puis Aux yeux des vivants (2014), deux films qui parviendront à voir le jour malgré la quantité de projets qu’ils ont proposé aux producteurs durant cette période. Devant cette difficulté qui est de réaliser des films d’horreur en France, le duo va accepter de tourner Leatherface (2017), énième volet de la licence Massacre à la tronçonneuse. Expérience dont ils ne reviennent que plus déterminés à poursuivre leur carrière en France avec deux nouveaux projets en cours de productions.

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L’invitation au voyage : Don Orson Welles, réalisateur du Quichotte (3/7)

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Réalisé par Orson Welles à partir de 1957, monté par Jess Franco en 1992 [1], Don Quichotte fait partie des nombreux films inachevés du réalisateur parvenus en l’état de bribes, sans qu’un guide ne soit disponible pour se retrouver dans cet amas de chutes et d’essais. Welles a travaillé sur ce film avec une énergie intacte au fur et à mesure des années, sans script et en improvisant, pour livrer un film hospitalier, ouvert à l’accident et aux changements. Plus les années s’accumulaient, moins Welles avait le désir de l’achever : en 1975, il projetait d’en faire un essai sur l’Espagne ; en 1981, il déclarait au critique Jonathan Rosembaum que la sortie du film n’était pas encore prévue, mais que le titre était déjà tout trouvé « When Will You Finish Don Quichotte ? [2] » Lire la suite « L’invitation au voyage : Don Orson Welles, réalisateur du Quichotte (3/7) »

L’invitation au voyage : Le journal intime de Nanni Moretti, voyages en terres cinéphiles (2/7)

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Le cinéma occupe une place particulière, parfois centrale, dans les films de Nanni Moretti. Depuis la salle de cinéma jusqu’au tournage d’un film dans le film, les occurrences sont nombreuses au fil de son œuvre. Dans Journal Intime (1994) le cinéma apparaît en filigrane au cours de ses déplacements, de ses voyages. Il semble de fait souvent convoqué dans une forme d’interrogation politique. En premier temps le souvenir cinéphile et cette réflexion s’inscrivent au bout d’une opposition entre deux cinémas. Celui, contemporain, de James McNaughton, réalisateur d’Henry, portrait d’un serial killer (1990), et celui de Pier Paolo Pasolini, un cinéma regretté. Lire la suite « L’invitation au voyage : Le journal intime de Nanni Moretti, voyages en terres cinéphiles (2/7) »