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Catégorie : Cinéma

Sorties, ressorties, festivals, etc. Tous nos articles sur le cinéma.

Les frères Safdie : Cinéma Marginal

Parmi les films préférés de Benny et Joshua Safdie, on retrouve en tête de liste Le Voleur de Bicyclette (1948) de Vittorio De Sica. Ce n’est pas étonnant, le chef d’œuvre du néo-réalisme italien transparaît quelque peu à la vision des deux premiers films des new-yorkais, nouvelles coqueluches du cinéma d’auteur, très indépendants, issus de la mouvance qu’on appelle aussi Mumblecore. Poursuivre la lecture de « Les frères Safdie : Cinéma Marginal »

Blaxsploitation et New Jack Movies

 

Rebelle est celui qui refuse de se soumettre, de s’adapter à un organisme officiel et à ses règles, ou à quelques questions morales, et décide par là même d’adopter un mode de vie alternatif ou bien de combattre ceux qui le rejettent. Le cinéma afro-américain répond à cette thématique, et ceci pour une raison évidente : c’est que la communauté noire aux États-Unis étant victime du racisme depuis plusieurs siècles, celle-ci n’a eu de cesse de se rebeller pour gagner en reconnaissance et obtenir des droits. Poursuivre la lecture de « Blaxsploitation et New Jack Movies »

Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise

En 1967, l’album Sergent Pepper and the Lonely Hearts Club Band des Beatles est une révolution dans les albums rock. La pochette de l’album exhibe un groupe qui revêt l’identité d’un autre, et profitant des ressources des studios d’Abbey Road, compose un album pop complexe qui s’arque autour d’un fil conducteur pour homogénéiser le contenu de l’album. Poursuivre la lecture de « Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise »

Iran et Cinéma

L’industrie du cinéma iranien connait un essor dans les années 50/60. À cette époque les films sont manichéens et légers et la mise en scène riche et extravagante. Aux antipodes, donc, de la forme épurée des films de la Nouvelle Vague iranienne lancée en 1969, et du poids des propos tenus. Poursuivre la lecture de « Iran et Cinéma »

L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano

Takeshi Kitano n’est sans doute pas le premier cinéaste japonais auquel on pense lorsqu’il s’agit d’évoquer le thème du rebelle. Les années 1960 et 1970 japonaises regorgent de cinéastes ayant articulé diverses formes de rébellion dans leur cinéma : on pense précisément à Nagisa Oshima, Koji Wakamatsu, ou même Seijun Suzuki dans un autre registre. Poursuivre la lecture de « L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano »

Courbure du corps, sur Une femme sous influence de John Cassavetes

La rébellion est cette forme de résistance érigée au travers l’établissement du corps de Gena Rowlands, au sein de l’espace du plan : l’actrice est une fissure, dès lors conditionnée à côtoyer un environnement hostile, impropre à des émotions qui s’épanchent. Le personnage rebelle, manifestation d’un écartèlement de la norme, élabore une distinction au milieu d’un monde normé, préfabriqué. Dans Une femme sous influence (1974) de John Cassavetes, l’actrice s’affirme ainsi comme cette engelure contaminant l’ensemble du film. Poursuivre la lecture de « Courbure du corps, sur Une femme sous influence de John Cassavetes »

La résistance Polonaise, Andrzej Wajda

En 1939, l’Allemagne nazie et l’URSS se partagent la Pologne, l’objectif étant d’éviter une éventuelle attaque entre les deux Etats par un pacte de « non-agression ». Un pacte signé par les ministres des affaires étrangères Molotov et Ribbentrop qui prédéfinit l’avenir d’un pays dans lequel la mort de plusieurs millions de polonais est provoquée. Le pays devient alors l’attraction première par l’absurdité d’une logique indigeste. Poursuivre la lecture de « La résistance Polonaise, Andrzej Wajda »

Un contre-champ féminin de Gomorra, sur L’Intrusa de Leonardo Di Costanzo

On parle tellement de criminalité, de corruption et de mafia en Italie que, malheureusement, ce sont souvent les trois premiers mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on parle du bel paese. Le même discours arrive dès qu’on parle du cinéma : souvent les cinéastes majeurs en Italie se retrouvent à parler de ces sujets et les critiques français leur reprochent qu’on voudrait voir autre chose de l’Italie que des guerres de gangs criminelles et/ou des représentations de la vie politique tellement grises et sombres qu’on en regretterait l’empire de Nerone. Poursuivre la lecture de « Un contre-champ féminin de Gomorra, sur L’Intrusa de Leonardo Di Costanzo »

L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca

Dans le cimetière français de Casablanca, le panneau du carré 35 a disparu. Le carré 35 est manquant. C’est cette parcelle du cimetière qui est sensée abriter le caveau de la sœur d’Eric Caravaca. Une sœur qu’il n’a pas connu, partie prématurément (à 6 ans apprendra t-on) et dont sa mère a longtemps caché l’existence. Le film pose d’emblée le mensonge familial à travers la dissimulation d’un passé qu’il n’est visiblement pas utile de faire ressurgir, blessant tous ceux qui le concernent. Poursuivre la lecture de « L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca »

Outrage-Outremarge, sur Outrage Coda de Takeshi Kitano

Clôture très efficace à la trilogie commencée sept ans plus tôt, Outrage Coda prolonge jusqu’à l’extrême le diagnostic de la société japonaise malade bloquée entre tradition et refus de la tradition. Les codes yakuzas explosent tout en restant dans la limite du cadre mafieux primaire: puisque la loyauté, la fierté et l’honneur ne sont plus des valeurs ancrées chez le yakuza, il ne subsiste que le désir du pouvoir et la cupidité.

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Sauver l’être par l’apparence, sur The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

The Neon Demon s’ouvre sur un générique aux couleurs vives et où les noms s’impriment par des couleurs qui jurent de leur juxtaposition. Le film de Refn s’organise sous l’angle de la confrontation et affiche la volonté de réunir à l’écran ce qui heurte l’œil et ce qui apparait d’abord comme inconciliable. Poursuivre la lecture de « Sauver l’être par l’apparence, sur The Neon Demon de Nicolas Winding Refn »

Une amitié sans lendemain, sur Down By Law de Jim Jarmusch

Les yeux grands ouverts, deux femmes sont allongées nues dans deux lieux séparés, leurs regards suivent les ombres de deux hommes qui peu à peu disparaissent. Jack (John Lurie) et Zack (Tom Waits) sont liés dès le départ par ces longs plans latéraux, comme si on nous menait d’un lieu à un autre,  le long d’un fil – celui du destin? Plusieurs éléments présents dans la suite de Down By Law de Jim Jarmusch sont exposés dans l’ouverture : cette voiture qui rappelle celle dans laquelle Zack se fera arrêter par la police, le cimetière pour le meurtre de Roberto (Roberto Benigni), un lac dans lequel on retrouvera notre trio sur une barque puis une cabane près des bois où ils se cacheront. Poursuivre la lecture de « Une amitié sans lendemain, sur Down By Law de Jim Jarmusch »

Guérir Marvel, sur Doctor Strange de Scott Derrickson

 

Les studios Marvel ont désormais pris pour habitude de vider quelque chose ou quelqu’un de sa substance. En faisant à la fois des films de super-héros sans réelle réflexion sur ce statut de surhomme/extra-terrestre et en vidant tout potentiel charismatique à des acteurs pour la plupart pas incroyables, mais tout de même intéressants dans d’autres films. Poursuivre la lecture de « Guérir Marvel, sur Doctor Strange de Scott Derrickson »

Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles

Il y a dans le cinéma d’Orson Welles, conteur d’histoire hors pair, des questions récurrentes, des thèmes qu’on retrouve dans « la géologie et le relief [1] » de son œuvre monumentale. Une histoire immortelle, quatorzième long métrage du cinéaste adapté d’un roman de Karen Blixen, ne déroge pas aux principes fondamentaux de Welles. Poursuivre la lecture de « Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles »