Accéder au contenu principal

Catégorie : Cinéma

Sorties, ressorties, festivals, etc. Tous nos articles sur le cinéma.

L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano

Takeshi Kitano n’est sans doute pas le premier cinéaste japonais auquel on pense lorsqu’il s’agit d’évoquer le thème du rebelle. Les années 1960 et 1970 japonaises regorgent de cinéastes ayant articulé diverses formes de rébellion dans leur cinéma : on pense précisément à Nagisa Oshima, Koji Wakamatsu, ou même Seijun Suzuki dans un autre registre. Poursuivre la lecture « L’individu et le clan dans l’œuvre de Takeshi Kitano »

Courbure du corps, sur Une femme sous influence de John Cassavetes

La rébellion est cette forme de résistance érigée au travers l’établissement du corps de Gena Rowlands, au sein de l’espace du plan : l’actrice est une fissure, dès lors conditionnée à côtoyer un environnement hostile, impropre à des émotions qui s’épanchent. Le personnage rebelle, manifestation d’un écartèlement de la norme, élabore une distinction au milieu d’un monde normé, préfabriqué. Dans Une femme sous influence (1974) de John Cassavetes, l’actrice s’affirme ainsi comme cette engelure contaminant l’ensemble du film. Poursuivre la lecture « Courbure du corps, sur Une femme sous influence de John Cassavetes »

La résistance Polonaise, Andrzej Wajda

En 1939, l’Allemagne nazie et l’URSS se partagent la Pologne, l’objectif étant d’éviter une éventuelle attaque entre les deux Etats par un pacte de « non-agression ». Un pacte signé par les ministres des affaires étrangères Molotov et Ribbentrop qui prédéfinit l’avenir d’un pays dans lequel la mort de plusieurs millions de polonais est provoquée. Le pays devient alors l’attraction première par l’absurdité d’une logique indigeste. Poursuivre la lecture « La résistance Polonaise, Andrzej Wajda »

Un contre-champ féminin de Gomorra, sur L’Intrusa de Leonardo Di Costanzo

On parle tellement de criminalité, de corruption et de mafia en Italie que, malheureusement, ce sont souvent les trois premiers mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on parle du bel paese. Le même discours arrive dès qu’on parle du cinéma : souvent les cinéastes majeurs en Italie se retrouvent à parler de ces sujets et les critiques français leur reprochent qu’on voudrait voir autre chose de l’Italie que des guerres de gangs criminelles et/ou des représentations de la vie politique tellement grises et sombres qu’on en regretterait l’empire de Nerone. Poursuivre la lecture « Un contre-champ féminin de Gomorra, sur L’Intrusa de Leonardo Di Costanzo »

L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca

Dans le cimetière français de Casablanca, le panneau du carré 35 a disparu. Le carré 35 est manquant. C’est cette parcelle du cimetière qui est sensée abriter le caveau de la sœur d’Eric Caravaca. Une sœur qu’il n’a pas connu, partie prématurément (à 6 ans apprendra t-on) et dont sa mère a longtemps caché l’existence. Le film pose d’emblée le mensonge familial à travers la dissimulation d’un passé qu’il n’est visiblement pas utile de faire ressurgir, blessant tous ceux qui le concernent. Poursuivre la lecture « L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca »

Outrage-Outremarge, sur Outrage Coda de Takeshi Kitano

Clôture très efficace à la trilogie commencée sept ans plus tôt, Outrage Coda prolonge jusqu’à l’extrême le diagnostic de la société japonaise malade bloquée entre tradition et refus de la tradition. Les codes yakuzas explosent tout en restant dans la limite du cadre mafieux primaire: puisque la loyauté, la fierté et l’honneur ne sont plus des valeurs ancrées chez le yakuza, il ne subsiste que le désir du pouvoir et la cupidité.

Poursuivre la lecture « Outrage-Outremarge, sur Outrage Coda de Takeshi Kitano »

Sauver l’être par l’apparence, sur The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

The Neon Demon s’ouvre sur un générique aux couleurs vives et où les noms s’impriment par des couleurs qui jurent de leur juxtaposition. Le film de Refn s’organise sous l’angle de la confrontation et affiche la volonté de réunir à l’écran ce qui heurte l’œil et ce qui apparait d’abord comme inconciliable. Poursuivre la lecture « Sauver l’être par l’apparence, sur The Neon Demon de Nicolas Winding Refn »

Une amitié sans lendemain, sur Down By Law de Jim Jarmusch

Les yeux grands ouverts, deux femmes sont allongées nues dans deux lieux séparés, leurs regards suivent les ombres de deux hommes qui peu à peu disparaissent. Jack (John Lurie) et Zack (Tom Waits) sont liés dès le départ par ces longs plans latéraux, comme si on nous menait d’un lieu à un autre,  le long d’un fil – celui du destin? Plusieurs éléments présents dans la suite de Down By Law de Jim Jarmusch sont exposés dans l’ouverture : cette voiture qui rappelle celle dans laquelle Zack se fera arrêter par la police, le cimetière pour le meurtre de Roberto (Roberto Benigni), un lac dans lequel on retrouvera notre trio sur une barque puis une cabane près des bois où ils se cacheront. Poursuivre la lecture « Une amitié sans lendemain, sur Down By Law de Jim Jarmusch »

Guérir Marvel, sur Doctor Strange de Scott Derrickson

 

Les studios Marvel ont désormais pris pour habitude de vider quelque chose ou quelqu’un de sa substance. En faisant à la fois des films de super-héros sans réelle réflexion sur ce statut de surhomme/extra-terrestre et en vidant tout potentiel charismatique à des acteurs pour la plupart pas incroyables, mais tout de même intéressants dans d’autres films. Poursuivre la lecture « Guérir Marvel, sur Doctor Strange de Scott Derrickson »

Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles

Il y a dans le cinéma d’Orson Welles, conteur d’histoire hors pair, des questions récurrentes, des thèmes qu’on retrouve dans « la géologie et le relief [1] » de son œuvre monumentale. Une histoire immortelle, quatorzième long métrage du cinéaste adapté d’un roman de Karen Blixen, ne déroge pas aux principes fondamentaux de Welles. Poursuivre la lecture « Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles »