Accéder au contenu principal

Catégorie : Cinéma

Sorties, ressorties, festivals, etc. Tous nos articles sur le cinéma.

À l’aube du deuil, sur Train de Nuit de Jerzy Kawalerowicz

La rédaction d’Amorces s’engage chaque année à livrer une anthologie de textes en partenariat avec le cinéma L’Ecran à Saint-Denis et Les Journées Cinématographiques Dionysiennes. Cette année la thématique était « L’invitation au voyage ».
Certains cinéastes ont une pratique nomade du cinéma, parfois par choix, parfois par un concours de circonstance. C’est comme si les films naissaient de rencontres fortuites, d’accidents. Et dans leurs récits, cette question de l’accident est toujours centrale et sans cesse reposée, rejouée, comme si le monde en dépendait.
Plusieurs questions autour du voyage seront abordées au cours de cette anthologie mais tous sont animés par une même question, peut-être la plus difficile et la plus évidente, où se mêle l’espace et le temps : où suis-je ?

Poursuivre la lecture de « À l’aube du deuil, sur Train de Nuit de Jerzy Kawalerowicz »

Ayka, le rouge et le blanc

Œuvre poisseuse, amère, sirupeuse, Ayka dresse l’état d’un personnage en fuite, dans la ville de Moscou emportée sous la neige. Par l’instauration d’une caméra naviguant au sein de la blancheur de l’espace, suivant de près Ayka, jeune femme errante échappée d’une maternité, l’œuvre est toute entière imprégnée par la sécrétion : celle du sang, d’abord, qui irrigue la chair des plans jusque dans leur surface. Poursuivre la lecture de « Ayka, le rouge et le blanc »

Entretien avec Tinam Bordage

Créateur du site et du festival Sadique-Master, Tinam Bordage est spécialiste de la culture underground. Développant sa pensée autour du sujet, il a également écrit un essai sur la thématique de l’extrême qui aborde la question cinématographique à travers le prisme de la violence. Il nous paraissait donc évident de nous entretenir avec lui sur la place qu’il prend dans le milieu du cinéma horrifique, et de son avis sur les problématiques liées au genre.

Poursuivre la lecture de « Entretien avec Tinam Bordage »

Entretien avec Yann Gonzalez

Yann Gonzalez est un cinéaste français, réalisateur d’un premier long-métrage en 2013 avec Les Rencontres d’après minuit. Son dernier long-métrage Un Couteau dans le Coeur est sorti durant cet été 2018, et s’inspire des giàlli des années 1960-1970 de Mario Bava ou Dario Argento. Le même été sort Ultra Rêve, où son court-métrage Les Îles est programmé en compagnie de After School Knife Fight de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, ainsi que Ultra Pulpe de Bertrand Mandico ; trois cinéastes avec lesquels il entretient de profonds rapports amicaux et artistiques. Pour Amorces, Yann Gonzalez nous fait part de ses réflexions et revient sur son esthétique et ses différents motifs qui traversent ses œuvres.

Poursuivre la lecture de « Entretien avec Yann Gonzalez »

Behind the Corn-Flakes, sur Under the Silver Lake de David Robert Mitchell

Los Angeles, tapis de signes disséminés à travers les panneaux publicitaires et les objets de culture pop : fanzines, comics, jeux vidéos, films. David Robert Mitchell opère avec son film un curieux projet plastique où la trajectoire se situe à deux niveaux : lisibilité de cartes aux tracés rectilignes et simplifiés, entre une carte d’un Zelda trouvée dans un magazine et la réduction enfantine de la ville sur le derrière d’une boite de céréales ; perdition dans Los Angeles où l’usage de fondus enchainés brouillent la vision et les repères spatio-temporels, conduisant à une forte impression de sur-place.

Poursuivre la lecture de « Behind the Corn-Flakes, sur Under the Silver Lake de David Robert Mitchell »

Avant de disparaitre, sur Senses de Ryusuke Hamaguchi

À la fin du deuxième épisode, Jun s’adresse à une inconnue dans un bus :  “j’aime réunir les gens”, lui dit-elle. Après cette rencontre, elle décide pourtant de partir, laissant ses amies derrière elle. Le véhicule s’enfonce dans un tunnel, profitant du noir pour céder sa place à un train, dans lequel Daiki (le fils de Sakurako) pose paisiblement sa tête sur celle de sa copine. Cette transition subtile n’est pas anodine puisque la dernière séquence du troisième épisode joue la rencontre entre Jun et Daiki, les deux ayant pour ambition de partir. Poursuivre la lecture de « Avant de disparaitre, sur Senses de Ryusuke Hamaguchi »

Objet du désir, sur Call me by your name de Luca Guadagnino

Call me by your name dresse la lente élaboration d’une montée du désir : le parcours d’un amour entre deux hommes rassemblés par la différence de leur âge. Par l’établissement de corps peu vêtus, baignés par la lumière prenant source au mitant d’un été intemporel, Call me by your name est à lui seul un objet submergé par l’implacable trouble du désir.

Poursuivre la lecture de « Objet du désir, sur Call me by your name de Luca Guadagnino »

Les frères Safdie : Cinéma Marginal

Parmi les films préférés de Benny et Joshua Safdie, on retrouve en tête de liste Le Voleur de Bicyclette (1948) de Vittorio De Sica. Ce n’est pas étonnant, le chef d’œuvre du néo-réalisme italien transparaît quelque peu à la vision des deux premiers films des new-yorkais, nouvelles coqueluches du cinéma d’auteur, très indépendants, issus de la mouvance qu’on appelle aussi Mumblecore. Poursuivre la lecture de « Les frères Safdie : Cinéma Marginal »

Blaxsploitation et New Jack Movies

 

Rebelle est celui qui refuse de se soumettre, de s’adapter à un organisme officiel et à ses règles, ou à quelques questions morales, et décide par là même d’adopter un mode de vie alternatif ou bien de combattre ceux qui le rejettent. Le cinéma afro-américain répond à cette thématique, et ceci pour une raison évidente : c’est que la communauté noire aux États-Unis étant victime du racisme depuis plusieurs siècles, celle-ci n’a eu de cesse de se rebeller pour gagner en reconnaissance et obtenir des droits. Poursuivre la lecture de « Blaxsploitation et New Jack Movies »

Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise

En 1967, l’album Sergent Pepper and the Lonely Hearts Club Band des Beatles est une révolution dans les albums rock. La pochette de l’album exhibe un groupe qui revêt l’identité d’un autre, et profitant des ressources des studios d’Abbey Road, compose un album pop complexe qui s’arque autour d’un fil conducteur pour homogénéiser le contenu de l’album. Poursuivre la lecture de « Opéra-Rock : It’s show time ! sur Phantom of the Paradise »