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Catégorie : Cinéma

Sorties, ressorties, festivals, etc. Tous nos articles sur le cinéma.

Entretien avec Olivier Afonso

Pour poursuivre notre cycle d’entretiens autour du cinéma de genre français, nous proposons aujourd’hui un tout autre angle d’attaque avec Olivier Afonso. Principalement reconnu pour ses nombreuses participations en tant que maquilleur effets-spéciaux sur tout un pan de la production de films de genre français, il a également réalisé sa propre comédie horrifique Girls with Balls (2017) disponible sur Netflix. Nous revenons donc aujourd’hui sur ces différentes approches, pour approfondir un peu plus les diverses problématiques liées à la production de film de genre en France. Poursuivre la lecture de « Entretien avec Olivier Afonso »

Vincente Minnelli, créateur de rêves

Si la comédie musicale nous présente explicitement tant de scènes fonctionnant comme des rêves ou de pseudo-rêves à métamorphoses («Chantons sous la pluie», «Bandwagon», et surtout «Un Américain à Paris» de Minnelli), c’est parce qu’elle est tout entière un gigantesque rêve, mais un rêve impliqué, et qui implique lui-même le passage d’une réalité supposée au rêve. Gilles Deleuze, Cinéma 2, 1985 Poursuivre la lecture de « Vincente Minnelli, créateur de rêves »

Les Fantômes dans la Machine, sur Hacker de Michael Mann

Hacker s’ouvre sur une sphère. En émanent des nappes sonores inquiétantes, elle semble rayonner. A mesure que l’on s’en approche, elle laisse apparaître un réseau de filins, comme des toiles tissées d’un bleu néon. Son aura s’estompe légèrement, laissant apparaître des tâches jaunâtres incandescentes, que nous avons appris à reconnaître comme une cartographie des villes vues du ciel. Cette sphère, c’est notre planète, occultée par la matérialisation bleutée des réseaux d’information qui la parcourent. Poursuivre la lecture de « Les Fantômes dans la Machine, sur Hacker de Michael Mann »

The Assassin, Hou Hsiao-Hsien

« Ce film est une berceuse, on dort très bien pendant la projection de ce film, donc n’hésitez pas à vous endormir, puis vous vous réveillerez et continuerez à le regarder et peut être qu’en rentrant chez vous, tout à coup, vous allez vouloir revoir le film. »

Lors de l’avant-première du film à Paris en 2015, Hou Hsiao-Hsien nous confia ces mots, sans doute prenait-il les critiques négatives à la rigolade. Il en reste que The Assassin est en effet un film voluptueux, flottant comme le corps qui semble ne plus être affecté par la gravité  juste avant de partir au pays des songes. Poursuivre la lecture de « The Assassin, Hou Hsiao-Hsien »

Pas de perspective sans point de fuite

À propos des Misérables de Ladj Ly et Bacurau de J.Dornelle & K.M Filho, lauréats ex-æquo du Prix du jury (Cannes 2019), par le prisme du festival de la Rochelle.

Le festival de La Rochelle (juin) 2019, c’était une diagonale impromptue traversant le XXe siècle, un tracé géographique passant par Victor Sjöström (la Suède puis les États-Unis, au temps du Muet), Arthur Penn (Hollywood, de l’âge d’or au renouvellement des ‘70s) et Elia Suleiman (filmant le Jérusalem intermédiaire, chez les Palestiniens d’Israël ; et passant récemment par Paris et New-York). Un mélange bien hétérogène à l’évidence. Pourtant, à mesure, les films s’étaient mis à communiquer, des choses vues dans l’un trouvaient écho dans l’autre.

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Thanos et la question de la crise écologique

Plus nous avançons dans le temps, plus notre conception de la représentation de la catastrophe écologique évolue. Dans Snowpiercer (2013), l’accent est clairement mis sur une apocalypse glaciaire — qui au contraire du Jour d’après de Roland Emmerich est provoquée directement par les hommes de pouvoir, qui ont décidé de lutter contre le réchauffement climatique en refroidissant la planète. Poursuivre la lecture de « Thanos et la question de la crise écologique »

Orwell sur le rivage, sur Entre deux rives de Kim Ki-Duk

Le filet d’un modeste pêcheur nord-coréen se prend dans le moteur de son canot. Il se retrouve alors de l’autre côté du rivage, en Corée du sud, devenant ainsi captif d’un destin, forcé à prendre une voie sans échappatoire.

Très vite, Nam Chul-woo (Ryoo Seung-bum) se voit pris entre deux forces ennemies, la Corée du Nord et du Sud. Les huit premières minutes d’Entre Deux Rives sont un enchaînement d’actions : le film s’ouvre sur la famille de Nam Chul-woo au matin, le départ solitaire vers le lac, le contrôle de routine auprès des autorités puis brusquement l’incident du filet pris dans les hélices. Poursuivre la lecture de « Orwell sur le rivage, sur Entre deux rives de Kim Ki-Duk »

A demain, sur Mia Madre, Nanni Moretti

Si Journal Intime (1993) peut être considéré comme l’œuvre pivot de Nanni Moretti, faisant aisément la synthèse des films passés tout en amorçant la composante des suivants, Mia Madre marque certainement un nouveau palier dans la filmographie et un aboutissement sur la question du deuil, récurrente au fil de l’œuvre. Depuis Le Caïman (2006), Moretti acteur s’efface plus progressivement et prête sa personne à travers des personnages alter-egos tandis qu’il préfère y incarner les seconds rôles qui permettent le plus souvent de soutenir l’attitude et la psychologie du protagoniste. Poursuivre la lecture de « A demain, sur Mia Madre, Nanni Moretti »

L’Idiot, sur Les Mille et une Nuits, Miguel Gomes

« Je suis bête et l’abstraction me donne le vertige. »
L’alter-ego cinéaste de Miguel Gomes dans Les Mille et une nuit, volume 1 : L’inquiet.

Miguel Gomes, alors réalisateur de deux longs et d’une poignée de courts-métrages, inaugurait la décennie avec Tabou ( Tabu, 2012), film centré autour de l’imaginaire portugais de la colonisation. D’abord situé dans le Portugal contemporain, le film racontait la curiosité grandissante d’une cinquantenaire nommée Pilar pour sa voisine de palier, Aurora, qui vit avec sa gouvernante Santa. Aurora, frappée de sénilité, commençait à délirer sur sa vie passée en Afrique, tirant alors le quotidien morne de cette banlieue de Lisbonne vers la mélancolie d’une vie exotique passée. Poursuivre la lecture de « L’Idiot, sur Les Mille et une Nuits, Miguel Gomes »

The Truth has no temperature, sur Cartel, Ridley Scott

Une moto verte traverse à toute allure l’immensité du désert, au loin dans une chambre à coucher un couple se réveille sous des draps blancs. Ils procèdent ensuite à du « sex-talk » et font l’amour, en prenant autant de plaisir par le verbe que par le contact physique, le langage cru employé ayant un effet libérateur sur le personnage prude joué par Penelope Cruz. Poursuivre la lecture de « The Truth has no temperature, sur Cartel, Ridley Scott »

Allées et venus d’une histoire, sur Les Films Rêvés d’Eric Pauwels

« Voilà, ce serait là, doux comme un rêve. C’est un objet lancé vers l’inconnu. Cela pourrait s’appeler, cela s’appellerait : les films rêvés.»

Ce serait. Eric Pauwels est l’un des rares cinéastes à avoir su réaliser un film au conditionnel, un film capable de raconter des histoires qui n’existent pas et qui pourtant sont bien présentes, quelque part entre les plans. Dans Les films rêvés, ce même cinéaste rêve d’une œuvre qui contiendrait toutes ses histoires jamais réalisées, vaste fresque où se mêleraient restes de projets, archives familiales et vidéos glanées au fond d’un jardin. C’était il y exactement dix ans : Pauwels s’apprêtait à offrir ses images à une nouvelle décennie, comme nous nous y préparons actuellement. Poursuivre la lecture de « Allées et venus d’une histoire, sur Les Films Rêvés d’Eric Pauwels »

Entretien avec Jordan Mintzer

Jordan Mintzer, critique, auteur de deux livres d’entretien (James Gray et Darius Khondji aux éditions Synecdoche) et producteur américain, a accepté de nous rencontrer afin de parler de l’œuvre de James Gray, à l’occasion de la sortie d’Ad Astra, son dernier film. En outre, il nous parle aussi de cinéma européen, américain ainsi que du système de production et de consommation des films en Amérique.  On le remercie pour sa générosité et le temps qu’il nous a accordé.

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