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Auteur : Jean-Baptiste Heimburger

A demain, sur Mia Madre, Nanni Moretti

Si Journal Intime (1993) peut être considéré comme l’œuvre pivot de Nanni Moretti, faisant aisément la synthèse des films passés tout en amorçant la composante des suivants, Mia Madre marque certainement un nouveau palier dans la filmographie et un aboutissement sur la question du deuil, récurrente au fil de l’œuvre. Depuis Le Caïman (2006), Moretti acteur s’efface plus progressivement et prête sa personne à travers des personnages alter-egos tandis qu’il préfère y incarner les seconds rôles qui permettent le plus souvent de soutenir l’attitude et la psychologie du protagoniste. Poursuivre la lecture « A demain, sur Mia Madre, Nanni Moretti »

La foi sous les décombres, sur Tenzo de Katsuya Tomita.

De jeunes garçons sont au seuil d’un temple de la branche zen Sôtô. Au terme de leur apprentissage au cours duquel ils suivront les préceptes de Bouddha, ils deviendront tous moines. Katsuya Tomita introduit son film dans un montage effréné, dévoilant au rythme des tambours divers plans montrant l’éducation et la vie à l’intérieur du temple. Poursuivre la lecture « La foi sous les décombres, sur Tenzo de Katsuya Tomita. »

Mille désirs de cinéma, sur Douleur et Gloire de Pedro Almodóvar

Difficile exercice que d’arriver après la bataille et finalement se décider à écrire (ou essayer d’écrire) sur un film qui aura déjà autant marqué. Ce n’est une surprise pour personne, la presse française s’est accordée pour dire que Douleur et gloire, le dernier film de Pedro Almodóvar est un chef d’œuvre, et a commencé à rêver de la palme tant convoitée. Poursuivre la lecture « Mille désirs de cinéma, sur Douleur et Gloire de Pedro Almodóvar »

¡Viva el capitalismo!, sur Les Oiseaux de Passage de Ciro Guerra & Cristina Gallego

Le réalisateur de L’Etreinte du Serpent (2015), Ciro Guerra et la coréalisatrice Cristina Gallego filment les terres de la Guajira, province colombienne sur la pointe nord du pays qui englobe la frontière vénézuélienne et les Wayuu, peuple amérindien, qui y habitent. La partie de la région mise en lumière par le film est complétement désertique et les Wayuu vivent en clans loin des étrangers. Poursuivre la lecture « ¡Viva el capitalismo!, sur Les Oiseaux de Passage de Ciro Guerra & Cristina Gallego »

Mon jeu et ma droite

(À propos de : À la droite du jeu, je vous salue manette. Sur Youtube, par Pier -re. Mars 2019)

Pier –re est un vidéaste singulier qui officie depuis quelques temps sur Youtube. Dans ses vidéos, il s’interroge sur plusieurs plans de recherche au sujet du jeu vidéo. Plans idéologiques, poétiques et philosophiques. Ses courts films prennent souvent la forme d’essai, il les définit par le terme très juste d’« expression libre ». Sa nouvelle expression libre, teasée quelques jours avant sur les réseaux sociaux est cette fois plus longue et plus ambitieuse. Poursuivre la lecture « Mon jeu et ma droite »

« BGE* », so far… Autour de la communication de Death Stranding.

S’il y a bien un jeu vidéo qui cristallise toutes les attentes et les théories depuis son annonce, c’est lui, Death Stranding, la dernière création du très respecté papa de la série Metal Gear, Hideo Kojima. Et s’il s’agira de parler d’un jeu vidéo qui n’est pas encore sorti et n’a à l’heure actuelle aucune date concrète, c’est parce qu’il est intéressant d’observer et analyser sa communication déjà singulière. Elle semble dépasser les limites habituelles du média. Poursuivre la lecture « « BGE* », so far… Autour de la communication de Death Stranding. »

Le journal intime de Nanni Moretti, voyages en terres cinéphiles

Le cinéma occupe une place particulière, parfois centrale, dans les films de Nanni Moretti. Depuis la salle de cinéma jusqu’au tournage d’un film dans le film, les occurrences sont nombreuses au fil de son œuvre. Dans Journal Intime (1994) le cinéma apparaît en filigrane au cours de ses déplacements, de ses voyages. Il semble de fait souvent convoqué dans une forme d’interrogation politique. En premier temps le souvenir cinéphile et cette réflexion s’inscrivent au bout d’une opposition entre deux cinémas. Celui, contemporain, de James McNaughton, réalisateur d’Henry, portrait d’un serial killer (1990), et celui de Pier Paolo Pasolini, un cinéma regretté. Poursuivre la lecture « Le journal intime de Nanni Moretti, voyages en terres cinéphiles »

Les écrans dans les jeux vidéos – Une ouverture sur le monde (virtuel).

Le rapport du joueur, par rapport à l’image de jeu et l’objet-jeu en soi, diffère du rapport entre le spectateur et le film ou toute œuvre picturale. Devant un film, un tableau ou une photographie, le spectateur regarde l’image, puis vient l’affect et ensuite éventuellement son « interaction » ou l’analyse. Poursuivre la lecture « Les écrans dans les jeux vidéos – Une ouverture sur le monde (virtuel). »

Les frères Safdie : Cinéma Marginal

Parmi les films préférés de Benny et Joshua Safdie, on retrouve en tête de liste Le Voleur de Bicyclette (1948) de Vittorio De Sica. Ce n’est pas étonnant, le chef d’œuvre du néo-réalisme italien transparaît quelque peu à la vision des deux premiers films des new-yorkais, nouvelles coqueluches du cinéma d’auteur, très indépendants, issus de la mouvance qu’on appelle aussi Mumblecore. Poursuivre la lecture « Les frères Safdie : Cinéma Marginal »

Céleste : La Montagne Magique

Ceux qui me connaissent savent bien que j’ai tendance, ces temps-ci, à galvauder le statut de chef d’oeuvre pour un jeu vidéo. Et pourtant, c’est une réalité, le jeu vidéo a dernièrement atteint des sommets. L’année 2017 en atteste pour ses nombreuses grosses productions de qualité dans tous les genres, The Legend of Zelda : Breath of the Wild, Super Mario Odyssey (Nintendo), Persona 5 (Atlus), Prey (Arkane Studios, Bethesda) pour ne citer qu’eux… Poursuivre la lecture « Céleste : La Montagne Magique »

L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca

Dans le cimetière français de Casablanca, le panneau du carré 35 a disparu. Le carré 35 est manquant. C’est cette parcelle du cimetière qui est sensée abriter le caveau de la sœur d’Eric Caravaca. Une sœur qu’il n’a pas connu, partie prématurément (à 6 ans apprendra t-on) et dont sa mère a longtemps caché l’existence. Le film pose d’emblée le mensonge familial à travers la dissimulation d’un passé qu’il n’est visiblement pas utile de faire ressurgir, blessant tous ceux qui le concernent. Poursuivre la lecture « L’image manquante, sur Carré 35 d’Eric Caravaca »

Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles

Il y a dans le cinéma d’Orson Welles, conteur d’histoire hors pair, des questions récurrentes, des thèmes qu’on retrouve dans « la géologie et le relief [1] » de son œuvre monumentale. Une histoire immortelle, quatorzième long métrage du cinéaste adapté d’un roman de Karen Blixen, ne déroge pas aux principes fondamentaux de Welles. Poursuivre la lecture « Le vertige des passions, sur Une Histoire Immortelle d’Orson Welles »