Matthew Porterfield

DU RÉEL A L’ORDINAIRE

Il y a quelques temps, voici donc que m’est revenu ce nom. Matthew Porterfield. On pourra lire parfois sous une plume étourdie «Poterfield» ou bien «Porter-field», mais c’est bien sous une contraction presque amicale que la plupart l’appelle «Matt Porterfield».

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Relégué dans un micro-paragraphe, un minuscule billet pourtant bien existant d’un numéro des Cahiers du cinéma s’intitulant « Un autre cinéma américain », Porterfield est loin d’être inactif. Bien qu’en dehors des circuits hollywoodiens, il est en effet, à ce jour, l’auteur de cinq films (quatre longs-métrages et un court-métrage) et tournera son prochain film en France. Lire la suite « Matthew Porterfield »

[Cannes / Quinzaine des réalisateurs] The Lighthouse, Robert Eggers

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Entre la mer et l’Enfer

Après le surprenant The Witch, Robert Eggers revient cette année avec son second long-métrage présenté en mai dernier à la Quinzaine des réalisateurs. Film attendu, témoignant d’une maîtrise et d’un geste fort, le jeune cinéaste s’illustre un peu plus encore comme une figure prometteuse du cinéma de genre contemporain.

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L’invitation au voyage : James Gray, partir et être ici (7/7)

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D’un départ, d’une arrivée. Qu’avons-nous face à nous ? La douceur du plan d’introduction de The Immigrant (2013) nous immisce dans ce qui semble être le début d’un rêve. Sous la brume vaporeuse d’un avenir aux contours indécis, la mythique Statue de la Liberté fait son apparition, où l’illusion s’entremêle au réel – si toutefois le réel existe. America, America [1], nous voilà, l’Anatolie ne restera qu’un vague souvenir. L’éruption d’une silhouette nous encourage à s’avancer, résistance au mouvement inverse d’une caméra qui s’éloigne étrangement. Retour brutal à la réalité d’un songe à peine commencé, où l’avidité de nos pas met fin à l’aveuglement : la figure émancipatrice nous tourne le dos. Lire la suite « L’invitation au voyage : James Gray, partir et être ici (7/7) »