Cinéma, Entretiens

Entretien avec Julien Maury et Alexandre Bustillo

Julien Maury & Alexandre Bustillo, sont deux réalisateurs de films d’horreur qui ont lancé leur carrière dans les années 2000 grâce à French Frayeur de Canal +, avec A l’intérieur, film qui a raisonné dans le monde comme étant l’un des films emblématiques de la New French Extremety – un mouvement qui rassemble des films comme Martyrs de Pascal Laugier (2008), Frontière(s) de Xavier Gens (2007) ou encore Haute Tension d’Alexandre Aja (2003).

Chroniques, Cinéma

Don Orson Welles, réalisateur du Quichotte

Réalisé par Orson Welles à partir de 1957, monté par Jess Franco en 1992 [1], Don Quichotte fait partie des nombreux films inachevés du réalisateur parvenus en l’état de bribes, sans qu’un guide ne soit disponible pour se retrouver dans cet amas de chutes et d’essais. Welles a travaillé sur ce film avec une énergie intacte au fur et à mesure des années, sans script et en improvisant, pour livrer un film hospitalier, ouvert à l’accident et aux changements.

Chroniques, Cinéma

Le journal intime de Nanni Moretti, voyages en terres cinéphiles

Le cinéma occupe une place particulière, parfois centrale, dans les films de Nanni Moretti. Depuis la salle de cinéma jusqu’au tournage d’un film dans le film, les occurrences sont nombreuses au fil de son œuvre. Dans Journal Intime (1994) le cinéma apparaît en filigrane au cours de ses déplacements, de ses voyages. Il semble de fait souvent convoqué dans une forme d’interrogation politique. En premier temps le souvenir cinéphile et cette réflexion s’inscrivent au bout d’une opposition entre deux cinémas. Celui, contemporain, de James McNaughton, réalisateur d’Henry, portrait d’un serial killer (1990), et celui de Pier Paolo Pasolini, un cinéma regretté.

Chroniques, Cinéma

À l’aube du deuil, sur Train de Nuit de Jerzy Kawalerowicz

Train de nuit (1959) s’ouvre sur un escalier : les gens se précipitent, cherchent à se frayer un chemin dans l’effet de masse apporté par la plongée. Dans la gare, l’élan du voyage, l’impatience du départ, bousculent les personnages entre eux. Sac ou radio sous le bras, les passagers montent à bord de leur wagon. La caméra suit les corps qui parcourent un couloir, puis vient prendre place à l’intérieur, en captant l’entrée des derniers arrivants. Le train démarre.

Chroniques, Cinéma

Ayka, le rouge et le blanc

Œuvre poisseuse, amère, sirupeuse, Ayka dresse l’état d’un personnage en fuite, dans la ville de Moscou emportée sous la neige. Par l’instauration d’une caméra naviguant au sein de la blancheur de l’espace, suivant de près Ayka, jeune femme errante échappée d’une maternité, l’œuvre est toute entière imprégnée par la sécrétion : celle du sang, d’abord, qui irrigue la chair des plans jusque dans leur surface.

Cinéma, Entretiens

Entretien avec Tinam Bordage

Tinam Bordage est spécialiste de la culture underground. Développant sa pensée autour du sujet, il a également écrit un essai sur la thématique de l’extrême qui aborde la question cinématographique à travers le prisme de la violence. Il nous paraissait donc évident de nous entretenir avec lui sur la place qu’il prend dans le milieu du cinéma horrifique, et de son avis sur les problématiques liées au genre.

Cinéma, Entretiens

Entretien avec Yann Gonzalez

Yann Gonzalez est un cinéaste français, réalisateur d’un premier long-métrage en 2013 avec Les Rencontres d’après minuit. Son dernier long-métrage Un Couteau dans le Coeur est sorti durant cet été 2018, et s’inspire des giàlli des années 1960-1970 de Mario Bava ou Dario Argento. Le même été sort Ultra Rêve, où son court-métrage Les Îles est programmé en compagnie de After School Knife Fight de Caroline Poggi et Jonathan Vinel, ainsi que Ultra Pulpe de Bertrand Mandico ; trois cinéastes avec lesquels il entretient de profonds rapports amicaux et artistiques. Pour Amorces, Yann Gonzalez nous fait part de ses réflexions et revient sur son esthétique et ses différents motifs qui traversent ses œuvres.

Chroniques, Cinéma

Behind the Corn-Flakes, sur Under the Silver Lake de David Robert Mitchell

Los Angeles, tapis de signes disséminés à travers les panneaux publicitaires et les objets de culture pop : fanzines, comics, jeux vidéos, films. David Robert Mitchell opère avec son film un curieux projet plastique où la trajectoire se situe à deux niveaux : lisibilité de cartes aux tracés rectilignes et simplifiés, entre une carte d’un Zelda trouvée dans un magazine et la réduction enfantine de la ville sur le derrière d’une boite de céréales ; perdition dans Los Angeles où l’usage de fondus enchainés brouillent la vision et les repères spatio-temporels, conduisant à une forte impression de sur-place.