Chroniques, Cinéma

Behind the Corn-Flakes, sur Under the Silver Lake de David Robert Mitchell

Los Angeles, tapis de signes disséminés à travers les panneaux publicitaires et les objets de culture pop : fanzines, comics, jeux vidéos, films. David Robert Mitchell opère avec son film un curieux projet plastique où la trajectoire se situe à deux niveaux : lisibilité de cartes aux tracés rectilignes et simplifiés, entre une carte d’un Zelda trouvée dans un magazine et la réduction enfantine de la ville sur le derrière d’une boite de céréales ; perdition dans Los Angeles où l’usage de fondus enchainés brouillent la vision et les repères spatio-temporels, conduisant à une forte impression de sur-place.

Chroniques, Jeu Vidéo

Le Petit Clone perdu, sur la démo de Crying Suns

Les humains ne peuvent plus survivre sans les robots, c’est le constat qui est fait à la fin du livre d’Isaac Asimov, publié en 1950, à travers une quatrième loi : “Nulle Machine ne peut porter atteinte à l’humanité ni, restant passive, laisser l’humanité exposée au danger.” C’est effectivement le cas dans Crying Suns, rogue-lite1 tactique, actuellement développé par le studio montpelliérain Alt Shift.

Chroniques, Cinéma

Objet du désir, sur Call me by your name de Luca Guadagnino

Call me by your name dresse la lente élaboration d’une montée du désir : le parcours d’un amour entre deux hommes rassemblés par la différence de leur âge. Par l’établissement de corps peu vêtus, baignés par la lumière prenant source au mitant d’un été intemporel, Call me by your nameest à lui seul un objet submergé par l’implacable trouble du désir. Le film rappelle, par sa légèreté ensoleillée, l’univers d’un cinéma à la Rohmer : mêmes plans lumineux de repas d’été à l’ombre d’un arbre, même particularité des façons de se vêtir propres aux années 1980 – période campée par les deux cinéastes.