Chroniques, Cinéma

À l’aube du deuil, sur Train de Nuit de Jerzy Kawalerowicz

Train de nuit (1959) s’ouvre sur un escalier : les gens se précipitent, cherchent à se frayer un chemin dans l’effet de masse apporté par la plongée. Dans la gare, l’élan du voyage, l’impatience du départ, bousculent les personnages entre eux. Sac ou radio sous le bras, les passagers montent à bord de leur wagon. La caméra suit les corps qui parcourent un couloir, puis vient prendre place à l’intérieur, en captant l’entrée des derniers arrivants. Le train démarre.